La France 'patrie des Lumières' se devait de faire
connaître aux peuples qui l'ignoraient encore ce message universaliste. ... On
trouve chez Jules Ferry la notion de colonisation émancipatrice, de lutte pour
la justice, d'élévation de l'esprit grâce aux Lumières. "Comme
l'écrit Raoul Girardet: "Comment la France,
patrie des Droits
de l'Homme, annonciatrice de la grande espérance de 1789
pourrait-elle se dérober devant les exigences de cette nouvelle croisade
libératrice (qu'est la colonisation)?" (Raoul Girardet, L'idée coloniale,
p. 49). Comme les autres membres de la gauche coloniale, Jules Ferry... dans son fameux
discours du 28 juillet 1885, ne craint pas de déclarer: "Il faut dire ouvertement qu'en effet, les races
supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures; mais parce qu'il y a
aussi un devoir. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures"
(Jules Ferry cité in Bernard Lugan, ibid.,
p. 102).
"Ce ne fut pas un homme de droite, mais Jean Jaurès, cette grande icône républicaine qui déclara: "la France a autant le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale qu'en dehors de toute entreprise, de toute violence militaire, la civilisation qu'elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l'état présent du régime marocain" (Discours de Clemenceau devant la Chambre des députés en 1903 cité in Girardet, L'idée coloniale, op. cit., p. 108, cité in Bernard Lugan, ibid., p. 104). La gauche coloniale établissait donc une hiérarchie entre les "races" et les civilisations
"Ce ne fut pas un homme de droite, mais Jean Jaurès, cette grande icône républicaine qui déclara: "la France a autant le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale qu'en dehors de toute entreprise, de toute violence militaire, la civilisation qu'elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l'état présent du régime marocain" (Discours de Clemenceau devant la Chambre des députés en 1903 cité in Girardet, L'idée coloniale, op. cit., p. 108, cité in Bernard Lugan, ibid., p. 104). La gauche coloniale établissait donc une hiérarchie entre les "races" et les civilisations
L'ORIGINE MACONNIQUE DE
LA DEVISE REPUBLICAINE: "BÂTIR DES TEMPLES A L'EGALITE & A LA
LIBERTE"
LIBERTE veut dire:
§
Indépendance sans limites... soustraite à
toute autorité;
§
Indépendance de la volonté... qui ne
reconnaît ni Roi, ni pape, ni Dieu;
§
Indépendance de la personnalité qui a
rompu toutes les chaînes... de la terre, du ciel... pour son émancipation
absolue. C'est grâce à la Liberté, comme elvier, et aux passions humaines,
comme point d'appui, que nous abattrons pour toujours les Rois et les Curés...
EGALITE veut dire:
§
Egalité des propriétés;
§
Egalité des fortunes avec l'équilibre
proportionné des slaires, abolition du droit d'hérédité, expropriation.
§
Egalité des individus, avec la solidarité,
avec la jouissance égale pour chacun de sa production solidaire.
C'est grâce à l'Egalité comme levier et
aux appétits humains comme point d'appui, que nous ferons disparaître pour
toujours l'Aristocratie de l'Argent, bourreau implacable du genre humain.
FRATERNITE veut dire:
§
Fraternité dans la Franc-Maçonnerie,
pour constituer un Etat dans l'Etat par des moyens indépendants et inconnus de
l'Etat;
C'est grâce à la Fraternité comme levier,
et aux haines humaines comme point d'appui, que nous ferons disparaître pour
toujours le Parasitisme et la Répression armée..." (Tirée de l'Instruction secrète des Chefs Inconnus au Général Garibaldi).
Je cite un passage des Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme (1798) de l'Abbé Augustin Barruel, passage qui indique
l'origine maçonnique de la devise républicaine quant à la la liberté & à
l'égalité:
"C'était à ce grade qu'avait été
admis l'adepte dont j'ai parlé plus haut. Je ne suis pas surpris de l'état
d'épuisement auquel il se trouvait réduit par les épreuves qu'il venait de
subir. Quelques adeptes du même grade m'ont appris qu'il n'est point de
ressources dans les moyens physiques, dans les jeux des machines, pour effrayer
un homme, point de spectres affreux, point de terreurs, dont on n'emploie les
ressources pour éprouver la confiance de l'aspirant. M. Montjoie nous parle
d'une échelle à laquelle on fit monter le duc d'Orléans, & dont on
l'obligea de se précipiter. Si c'est là que son épreuve fut réduite, il est à
croire qu'il fut bien ménagé. Qu'on imagine un profond souterrain, un véritable
abyme, d'où s'élève une espèce de tour fort étroite jusqu'au comble des loges.
C'est au fond de cet abyme qu'est conduit l'initié, à travers des souterrains
où tout respire la terreur. Là, il est enfermé, lié & garotté. Abandonné à
cet état, il se sent élevé par des machines qui font un bruit affreux. Il monte
lentement, suspendu dans cet abyme ténébreux; il monte quelquefois des heures
entières, retombe tout-à- coup, comme s'il n'était plus soutenu par ses
liens... Cette description ne rend que bien imparfaitement une partie des
épreuves dont nous parlent des hommes qui les ont subies eux-mêmes. Ils
ajoutent qu'il leur est impossible d'en faire une excate description; que leur
esprit se perd; qu'ils cessent quelquefois de savoir où ils sont; qu'il leur
faut des breuvages, & que souvent on leur en donne qui ajoutent à leurs
forces épuisées, sans ajouter à leur pouvoir de réflechir; ou plutôt qui
n'ajoutent à leurs forces que pour ranimer tantôt le sentiment de la terreur,
tantôt celui de la fureur".
"Par bien des circonstances qu'ils
disent de ce grade, j'aurais cru qu'il appartenait à l'Illuminisme; mais le fond en est encore pris de l'allégorie maçonnique. Il faut encore
ici renouveler l'épreuve du grade où l'initié se change en assassin; mais le Maître des Frères à venger n'est plus Hiram; c'est Molay, le Grand
maître des Templiers; & celui qu'il faut tuer, c'est un Roi, c'est Philippe
le Bel, sous qui l'ordre des Chevaliers du Temple fut détruit. (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. II, p.
318-319).
"Au moment où l'adepte sort de
l'antre, portant la tête de ce Roi, il s'écrie Nékom, je l'ai tué. Après l'atroce épreuve, on l'admet au serment. Je sais d'un des adpetes
qu'à cet instant il avait devant lui un des Chevaliers Kadosch, tenant un pistolet, & faisant signe de le tuer s'il refusait de
prononcer ce serment... Ce même adepte interrogé s'il croyait que la menace fût
sérieuse, répondit: 'Je ne l'assurais pas, mais je le craindrais bien'" (Augustin Barruel, ibid., t. II, p. 319-320).
"Enfin le voile se déchire,
l'adepte apprend que jusqu'alors la vérité ne lui a été manifesté qu'à demi;
que cette liberté & cetteégalité dont on lui avait donné
le mot dès son entrée dans la Maçonnerie, consistent à ne reconnaître aucun
supérieur sur la terre; à ne voir dans les Rois
& les Pontifes que des hommes égaux à tous les autres, & qui n'ont
d'autres droits sur le trône ou auprès de l'autel que celui qu'il plaît au
peuple de leur donner, que ce même peuple peut leur ôter quand bon lui
semblera...
"On lui dit encore que depuis trop
long-temps les Princes & les Prêtres abusent de la bonté, de la simplicité
de ce peuple; que le dernier devoir d'un Maçon, pour bâtir des temples à l'égalité & à la liberté, est de chercher à
délivrer la terre de ce double fléau, en détruisant tous les autels que la
crédulité & la supersitition ont élevés; tous les trônes, où l'on ne voit
que des tyrans régner sur des esclaves.
Précision de taille, l'Abbé Barruel
indique: "Je n'ai point pris ces connaissances du grade des Kadosch simplement dans les
livres de M. Montjoie ou de M. le Franc, je les tiens des initiés eux-mêmes..." (Augustin Barruel, ibid., t. II, p. 320-321).
Louis-Claude de Saint-Martin, un occultiste inventeur de la devise de la
République 'française': Liberté, Egalité, Fraternité"
Louis-Claude de Saint-Martin dit "Le
Philosophe Inconnu" fut appelé ainsi au début de sa carrière
"spirituelle". On le nomma "Le Théosophe d'Amboise" du nom
de la ville où il naquit en 1743. Il fut un membre actif de la Franc-Maçonnerie
(martinisme). Plus tard, il aida
Martinez de Pasqually dans l'organisation d'un système de Hauts Grades
Maçonniques. Le but de ce système était d'attirer ceux qui étaient intéressés
par des activités spirituelles et théurgiques, en restant dans le cadre de la
Maçonnerie. Saint-Martin reçut les plus hauts degrés et représenta les Loges
françaises dans plusieurs convents, parfois en association avec le Comte de
Saint-Germain.
Saint-Martin prit une part active dans la préparation de la Révolution
Française (biographie), car il considérait qu'un
changement dans la structure du gouvernement de la France était une
nécessité..... Saint-Martin Saint-Martin reste connu pour avoir décrit le principe bien
connu du gouvernement démocratique: Liberté, Egalité, Fraternité, qui reste
encore aujourd'hui la devise de la France (biographie).
"Bientôt les adeptes Buissart, Robespierre & les deux Julien, ont écrit qu'il était venu le temps de TUER l'aristocratie
mercantile, comme celle des nobles. Ils ont dit dans leurs
confidences, ainsi que Weishaupt dans ses mystères, qu'il fallait écraser le
négociantisme; que là où il y avait beaucoup de gros commerçans, il y avait
beaucoup de fripons, & que la liberté ne pouvait y établir son empire... ; (Voy. les pièces trouvées chez Robespierre, imprimées par ordre de la Convention, N° 43, 75, 89, 107, &c.) &
les spoliations, les réquisitions ont dépouillé les bourgeois, les marchands,
comme les Nobles & l'Eglise. Et ce ne sont pas là les derniers coups que la
secte médite contre toute propriété, pour écraser enfin toute société...
"Sous les Pentarques mêmes, lisons les adresses qu'elle prépare au peuple, & que les adeptes
Drouet, Baboeuf & Lagnelot se disposent à maintenir" (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire,
Hambourg 1799, t. V, p. 172).
"Nous prétendons désormais vivre & mourir comme nous sommes nés.
Nous voulons l'égalité ou la mort!" (Baboeuf)
"Peuple de France, pendant quinze
siècles tu as vécu esclave, & par conséquent malheureux. Depuis six années
tu respires à peine dansl'attente de l'indépendance, du bonheur & de
l'égalité. Toujours & par-tout on berça les
hommes de belles paroles; jamais & nulle part ils n'ont obtenu la chose
avec le mot. De temps immémorial on nous répète avec hypocrisie, les hommes sont égaux; de temps immémorial la plus monstrueuse inégalité
pèse insolemment sur le genre humain. Depuis qu'il y a des
sociétés civiles, le plus bel apanage de l'homme est sans contredit reconnu, mais n'a pu
encore se réaliser une seule fois... Eh bien! nous prétendons désormais vivre & mourir comme nous sommes nés. NOUS
VOULONS l'EGALITE OU LA MORT!
"Voilà ce qu'il nous faut; &
nous l'aurons cette égalité réelle, n'importe à quel prix...
"Malheur à ceux que nous
rencontrerons entre elle & nous! Malheur à qui ferait
résistance à un voeu prononcé!..." (Baboeuf, Extrait de l'Adresse au Peuple Français, trouvée dans les papiers de Baboeuf, cité in Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire,
Hambourg 1799, t. V, p. 172-174).
"La Révolution française n'est que l'avant-courrière d'une
révolution bien plus grande, bien plus solennelle, & qui sera la dernière"
(Baboeuf)
LA REVOLUTION FRANCAISE
N'EST QUE L'AVANT-COURRIERE D'UNE REVOLUTION BIEN PLUS GRANDE, BIEN PLUS
SOLENNELLE, & QUI SERA LA DERNIERE... (Baboeuf cité in Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire,
Hambourg 1799, t. V, p. 174).
L'abbé Barruel ajoute: "Pour tenir
les Nations en garde, montrons-leur encore dans le dernier caractère de cette
Révolution, ce qui les menace toutes sans exception, des mêmes malheurs qu'elle
a fait éprouver à la France. Car la Secte l'a dit dans ses mystères: ce n'est
pas à un peuple que ses projets se bornent: ils les embrassent tous.
J'interrogerai donc encore les faits, & nous verrons s'ils ne nous disent
pas tout ce qu'a dit le code de la Secte, sur l'étendue & l'universalité de
ses conspirations" (Baboeuf cité in Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire,
Hambourg 1799, t. V, p. 182).
"Ce qu'il nous faut de plus que
l'égalité des droits? Il ne nous faut pas seulement cette égalité transcrite
dans la Déclaration des droits
de l'homme & du citoyen; nous la voulons au
milieu de nous, sous le toit de nos maisons. Nous consentons à tout pour elle,
à faire table rase pour nous en tenir à elle
seule. Périssent s'il le faut
tous les arts, pourvu qu'il nous reste l'égalité réelle! ..." (Augustin Barruel,Mémoires pour servir à
l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t.
V, p. 174).
L'Abbé Barruel poursuit un peu plus loin
par cette interrogation: "Nous nous flattons encore que nos sciences
éloigneront ces temps de barbarie, cette époque des hommes réduits à errer
nomades, sans lois & sans magistrats; mais nos sciences mêmes, nous l'avons
vu dans les mystères, sont-elles pour la Secte autre chose que le principe de
nos malheurs & du prétendu esclavage de nos sociétés? (Voy. Grade du Régent Illuminé). Et si les faits ne parlent pas encore
asez haut, si tant de monumens des arts abymés dans un instant, ne disent pas
encore assez clairement ce que sont pour le Jacobin toutes les productions du
génie; s'il est encore un reste de pudeur ou d'apparente vénération pour les
Pères des Lettres, gardons-nous bien de croire que les adeptes aient réellement
rougi de leurs Vandales-Carmagnoles. Et le feu, & la hache n'ont fait que
hâter les "progrès" dont ils s'applaudissent. Baboeuf n'est pas le seul à dire: "Périssent, s'il le faut, tous les arts,
pourvu qu'il reste l'égalité réelle..." (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire,
Hambourg 1799, t. V, p. 176-177).
"Législateurs & gouvernans... propriétaires riches & sans entrailles, en vain
essayez-vous de neutraliser notre sainte entreprise, en disant: "Ils ne
font que reproduire cette loi agraire, demandée déjà plusieurs fois avant
eux".
"Calomniateurs! taisez-vous à votre
tour; & dans le silence de la coalition, écoutez nos prétentions, dictées
par la nature [ce qui est évidemment un mensonge...] & posées sur la justice...
"La loi agraire, en le partage des
terres, fut le voeu irréalisable de quelques soldats sans principes, de quelques
peuplades mues par leur intérêt plutôt que par 'la Raison'. Nous tendons à
quelque chose de plus sublime, de plus équitable. OUI A LA COMMUNAUTE DES BIENS! Plus de propriété individuelle des terres; la terre n'est à
personne. Nous réclamons, nous voulons la jouissance communale des biens de la
terre: les fruits sont à tout le monde..." (Baboeuf cité in Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire,
Hambourg 1799, t. V, p. 174-175).
"Disparaissez enfin, révoltantes
définitions de riches & de pauvres, de grands & de petits, de maîtres
& de valets, de gouvernans & de gouvernés! Qu'il ne soit plus d'autre différence
parmi les hommes que celle de l'âge & du sexe..." (Baboeuf, Extraits de picèes trouvées chez Baboeuf, imprimées par ordre de
l'Assemblée, cité in Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire,
Hambourg 1799, t. V, p. 175).
On peut dors & déjà constaté que le
révolutionnaire Baboeuf a été dépassé aujourd'hui par les ténébreuses
revendications d' égalité y compris dans l' âge (jeunisme) & dans le sexe ("féminisme")!...
L'Abbé Barruel indique: "Sans doute
ils ont parlé trop tôt, les auteurs de cette adresse; mais qui ne voit au moins
qu'ils ont parlé comme le Hiérophante illuminé, l'Homme-Roi de Weishaupt?..."
(Augustin Barruel, ibid., t. V, p. 175).
"[...] Ce n'est point de Robespierre, c'est du lycée d'Holbach que Condorcet apprit à s'écrier en pleine Assemblée
législative: "Que le monde périsse, plutôt que
de sacrifier mes principes d'égalité... " (Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire,
Hambourg 1799, t. V, p. 165).







Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire